L’opérateur a annoncé le rachat des parts détenues par Groupama dans sa filiale Orange Bank.
Orange seul maître à bord. Vendredi dernier, l’opérateur historique a annoncé racheter les 21.7% détenus par l’assureur mutualiste Groupama et injecter 230 millions d’euros supplémentaires dans sa filiale. Il s’agit de la quatrième augmentation de capital d’Orange Bank, qui revendique 1.6 millions de clients en France et en Espagne.
Si le divorce est consommé entre Groupama et Orange, les partenariats commerciaux sont pour leur part maintenus. Pour rappel, en 2016, Orange rachète 65% de Groupama Banque, établissement en ligne créé en 2001, avec l’ambition d’en faire une nouvelle banque sur mobile “innovante” et peu chère, en tablant sur la force de la marque et les 27 millions de clients.
Cependant, tout ne se passe pas comme prévu, avec des pertes accumulées s’élevant à 643 millions d’euros et plusieurs reprises entre janvier 2020 et janvier 2021. Une situation que Groupama ne supportait plus, ne désirant pas renflouer les caisses d’Orange Bank ad vitam eternam. « Nous avions mis un plafond à ce que serait l’investissement du groupe, à 275 millions d’euros », expliquait son directeur général en mars dernier.
Cependant, ce montant est finalement revu à la baisse et Groupama ne sera pas de la partie pour les dernières augmentations de capital. De plus, les actionnaires ne sont pas tous d’accord sur la stratégie à l’international, puisque Orange qui est très implanté en Afrique cherche à y déployer ses services bancaires, ainsi qu’en Roumanie. Une décision qui n’était pas au goût de Groupama, puisque l’accord initial prévoyait un développement en France et en Espagne.
L’opérateur a alors recherché un nouveau partenaire, sans succès. « Orange était intéressé d’avoir un partenaire bancaire, mais nous voulions rester en contrôle d’un certain nombre d’éléments », expliquait en juin Paul de Leusse, le directeur général d’Orange Bank. La banque espère ainsi réduire ses pertes notamment grâce à la hausse du produit net bancaire et “une baisse des coûts de gestions”. Orange compte sur des partenariats commerciaux avec des jeunes acteurs de la finance et de l’assurance pour relancer sa croissance.
Source : Le Figaro
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