Advertisement
Brèves

Loi anti-piratage : pas de sanction financière pour les particuliers, mais un nouvel adversaire pour les sites illégaux

Advertisement

L’Assemblée nationale a donné mercredi son feu vert au projet de loi pour lutter plus efficacement sur le piratage audiovisuel. L’angle d’attaque reste clair : viser les sites webs sans s’attaquer aux consommateurs.

Sans être un “big bang legislatif“, le projet de loi renforçant la lutte contre le piratage a reçu hier son premier feu vert. Le texte porte sur “la régulation et la protection de l’accès aux oeuvres culturelles et numériques“et est déjà passé entre les mains des sénateurs en mai dernier. Suite à l’examen en première lecture des députés, certains amendements n’ont pas été retenus.

Cette loi qui fait suite à la réforme audiovisuelle de grande ampleur annulée pour cause de crise sanitaire a donc été allégée par rapport au projet initial, mais elle “sera bien la loi audiovisuelle du quinquennat”, promet Mme Bachelot. Très orienté à l’encontre des sites illégaux, le texte a donc été dépouillé du dispositif de sanction pénale pour les internautes contrevenants proposés par les sénateurs, avec 350€ d’amende à la clé.

Dans cette optique, le projet de super régulateur, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) devrait ainsi émerger, fusion du CSA et de l’Hadopi. Cette toute nouvelle autorité sera ainsi “compétente sur l’ensemble du champ de la régulation des contenus audiovisuels et numériques, qu’il s’agisse de lutter contre le piratage, de protéger les mineurs ou de défendre les publics contre la désinformation et la haine en ligne” explique la Ministre de la Culture. Grâce à des agents assermentés, elle devra par exemple élaborer une liste noire “des sites portant atteinte de manière grave et répétées au droit d’auteur et aux droits voisins“.

L’Arcom sera également apte à demander, y compris aux moteurs de recherche, le blocage ou le déréférencement des sites reprenant une grande partie des contenus provenant d’un site condamné. D’autres mesures sont introduites, notamment la possibilité pour les détenteurs de droits sportifs de déposer un référé pour bloquer les sites pirates, ou un mécanisme de déclaration préalable auprès du ministère de la Culture six mois avant la cession d’un catalogue.

La corapporteur du texte Sophie Mette rappelait qu’en 2020, 12 millions d’internautes ont consommé illégalement des contenus culturels et sportifs” sur le web. Une pratique qualifiée de “fléau”, qui aurait causé un manque à gagner estimé annuellement à un milliard d’euros.

Source : AFP

 

Cet article a été repris sur le site Univers FreeBox

Advertisement
Lucas Musset

Advertisement

Articles récents

Disney+ Premium : Que Choisir attaque la plateforme après la suppression de plusieurs fonctionnalités et réclame une baisse des prix

Que Choisir met Disney+ en demeure après la suppression de plusieurs technologies d’amélioration de l’image…

25 septembre 2026

France.tv met en ligne Sœurs avec Lola Dewaere avant sa diffusion sur France 2

Les quatre épisodes de "Sœurs" sont disponibles sur france.tv depuis ce vendredi 25 septembre. Dans…

25 septembre 2026

SFR : des milliers de salariés en grève réclament davantage de garanties

Près d’un millier de salariés se sont rassemblés jeudi devant le siège d’Altice France à…

25 septembre 2026

Apple Music : Canal+ confirme ses nouveaux tarifs en hausse sur les deux formules

Après une première hausse repérée pour Apple Music Familial, Canal+ confirme désormais officiellement l’évolution des…

25 septembre 2026

Abonnés Freebox et Amazon Prime : trois nouveaux jeux PC offerts à découvrir

Entre aventure colorée, chasse aux primes intergalactique et casse-têtes inspirés de Léonard de Vinci, la…

25 septembre 2026

Netflix dévoile Vincent Cassel en Quasimodo avant son arrivée le 27 novembre

Netflix a dévoilé les premières images de "Quasimodo, l’âme de Paris", un film de Jean-François…

25 septembre 2026
Advertisement