Extinction de la 2G : 1,7 million de terminaux encore actifs en France
À trois mois de l’extinction programmée de la 2G en France métropolitaine, l’Arcep fait le point sur la migration des abonnés. Le nombre de terminaux 2G continue de reculer, mais 1,7 million de cartes SIM étaient encore utilisées dans des appareils uniquement compatibles avec cette technologie fin juin 2026.
L’Arcep vient de publier la cinquième édition de son observatoire consacré à l’extinction des réseaux mobiles 2G et 3G. L’autorité suit notamment le nombre de cartes SIM utilisées dans des terminaux compatibles uniquement avec la 2G, ou avec la 2G et la 3G, chez Bouygues Telecom, Free Mobile, Orange et SFR. Fin juin 2026, 1,7 million de terminaux 2G étaient encore en service en France métropolitaine. Le parc a diminué de 327 000 unités au deuxième trimestre, après une baisse de 413 000 au premier trimestre.
Sur un an, la baisse atteint 41,4%, puisque le nombre de terminaux uniquement compatibles 2G est passé de 2,9 à 1,7 million. Les terminaux 2G utilisés pour des communications voix/SMS/internet mobile ont reculé de 13,7% sur le trimestre et de 35,5% sur un an. Pour les équipements M2M, la baisse atteint respectivement 20,5% et 50%.
Près de 4 millions de terminaux encore concernés par la 2G ou la 3G
La migration concerne également les appareils compatibles avec la 3G et la 2G. Leur nombre baisse lui aussi, avec 283 000 unités en moins au deuxième trimestre, contre 275 000 au trimestre précédent. Fin juin, il restait 1,39 million de terminaux 3G/2G M2M et 850 000 terminaux 3G/2G utilisés pour la voix, les SMS ou l’internet mobile.
Au total, le parc des terminaux uniquement compatibles 2G ou compatibles 2G/3G est passé de 5,9 à 3,9 millions en un an, soit une diminution d’environ un tiers. La 2G représente à elle seule 54% de la baisse enregistrée au deuxième trimestre.
L’Arcep rappelle que l’extinction de la 2G se rapproche en France métropolitaine, avec trois mois avant l’échéance annoncée, tandis que les premiers arrêts sont déjà intervenus dans certains départements du Sud-Ouest. Ou encore plus récemment à Nice. Les opérateurs poursuivent donc leurs actions auprès de leurs clients pour identifier les équipements concernés et les accompagner vers des terminaux compatibles avec la 4G ou la 5G.
La 3G suivra progressivement, avec les premières extinctions annoncées à partir de 2028. D’où l’accélération observée depuis plusieurs trimestres sur le parc des terminaux 3G/2G, même si celui-ci décroît encore moins rapidement que celui des appareils 2G.