Alors que la mission Zelnik, en charge d’améliorer l’offre légale de téléchargement, doit rendre ses propositions à la mi-décembre, tous les acteurs ne sont pas sur la même longueur d’onde. Si pour la SACEM ou l’Adami, il faut taxer les FAI (ce qui reviendrait à augmenter d’1 euro le prix de l’abonnement selon eux), le Syndicat de l’édition phonographique (Snep), qui regroupe les producteurs de disques y est opposé. Il estime en effet que faire payer pour une pratique illégale reviendrait de facto à légaliser cette pratique.
"Sur le principe, nous ne sommes pas d’accord : pour nous, cela revient à envoyer un signal qui dit : ’c’est interdit de pirater mais vous payez pour le piratage.’ Cela ne viendrait à l’idée de personne d’instaurer, par exemple, une taxe sur la drogue !", a déclaré au Monde David El Sayegh, le directeur du SNEP.
« Plutôt que d’aller contre les fournisseurs d’accès, nous voulons créer des synergies avec eux. Il ne s’agit pas de leur signer un chèque en blanc, mais d’obtenir qu’en échange d’une baisse de la TVA ils s’engagent à favoriser l’offre légale. C’est aussi dans leur intérêt : un système d’offre légale attractif, c’est un excellent moyen de retenir des abonnés" poursuit-il
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