Les freins potentiels au déploiement de la fibre optique et à sa disponibilité effective ne sont pas toujours évidents à cerner. Au travers une série de petites vidéos, un opérateur d’infrastructures apporte quelques éclaircissements.
Yvelines Fibre, filiale de l’opérateur d’infrastructures TDF chargée du déploiement de la fibre optique dans le département des Yvelines, a récemment lancé une mini-série en vidéo, afin de présenter les acteurs et processus en œuvre dans le déploiement de la fibre. Trois premiers épisodes sont déjà en ligne, avec à chaque fois une question et une réponse détaillée.
Le premier épisode présente ainsi Yvelines Fibre, qui n’est pas un service rattaché à la région Île-de-France ou une association bénévole se finançant en récupérant le cuivre, mais un opérateur d’infrastructures retenu à l’issue d’une consultation lancée par le département qui finance la fibre optique à destination des particuliers et entreprises sur 150 communes rurales des Yvelines. Cette société privée ne bénéficie d’aucune subvention publique. Ce sont des accords commerciaux avec les fournisseurs d’accès à Internet qui lui permettent de percevoir des redevances.
Le second traite de l’éligibilité à la fibre optique avec la question “Je ne suis pas éligible à la fibre, que fais-je ?”. Pas question de déménager ou de prendre l’adresse du voisin éligible, mais plutôt de contacter la société chargée du déploiement qui prendra alors les mesures nécessaires. La résolution dépendra ensuite de la nécessité ou non d’une intervention sur le terrain (travaux de génie civil ou tirage de câble).
Quant au troisième épisode, il traite du déploiement en répondant à la question “pourquoi la fibre n’est pas déployée dans mon quartier ?”. Ce n’est pas que les travaux soient compliqués et que le déploiement ait été jugé inutile pour le département, mais simplement qu’il reste des travaux à réaliser. Yvelines Fibre rappelle s’être engagé à déployer partout “sans discrimination, même quand c’est difficile”, en utilisant le souterrain (fourreaux existants) ou l’aérien (poteaux téléphoniques et électriques). Lorsque des poteaux sont inadaptés/cassés ou des fourreaux saturés, des travaux de génie civil sont nécessaires et peuvent prendre du temps pour des raisons administratives, des contraintes environnementales ou de disponibilité de la sous-traitance. Plus de 200 kilomètres de tranchée ont été creusés et plus de 1 000 chantiers été ouverts (changement de poteau ou réparation de fourreau), depuis le début du projet. Sans compter la nécessité d’installer des équipements dans les parties communes des collectifs de plus de 4 logements, et donc de signer une convention avant d’engager les études et travaux.
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