Advertisement
Categories : Actualités télécom

Taxe sur les services de télévision : le Centre national du cinéma évite un remboursement de 500 millions d’euros aux chaînes privées

Alors que les chaînes privées contestent la légalité d’une taxe du Centre national du Cinéma sur les éditeurs et distributeurs de services de télévision, qu’elles payent en fonction de leurs recettes publicitaires, ce matin, le Conseil constitutionnel a tranché en leur faveur. Le CNC l’a toutefois échappé belle et évite de rembourser une somme colossale.

Saisi le 31 juillet dernier par le Conseil d’Etat suite à un recours d’EDI TV, filiale de M6, le Conseil constitutionnel a rendu ce matin sa décision et donne au gouvernement jusqu’à mi-2018 pour modifier cette taxe, la jugeant non constitutionnelle. Si le requérant avait demandé « une censure de la taxe avec effet immédiat », pouvant potentiellement conduire à un remboursement de la taxe, l’instance a pris la décision de reporter au 1er juillet 2018 la date de prise d’effet de cette déclaration, ce qui évitera au CNC de rembourser les sommes collectées, les chaînes réclamaient 509 millions d’euros . «D’ici à ce que le législateur y remédie, s’il choisit d’intervenir, la taxe continuera donc à être prélevée en application des dispositions contestées»,précise enfin un communiqué.

«Les conséquences auraient pu être très lourdes pour le CNC et globalement pour le financement de la création, si le Conseil avait suivi les demandes exorbitantes des chaînes privées. Plus de 500 millions d’euros avaient ainsi été réclamés par ces chaînes, qui auraient bénéficié d’un effet d’aubaine scandaleux. Notre politique est pourtant fondée sur une logique claire qu’il est important de consolider : ceux qui diffusent les œuvres d’aujourd’hui contribuent à financer les œuvres de demain» ont régi de leur côté l’ARP, la Guilde française des Scénaristes, le Groupe 25 Images, la SACD, la SCAM, le SCA et la SRF.

Pour rappel, d’après le code du cinéma et de l’image animée, « cette taxe est assise sur le montant des sommes versées par les annonceurs et les parrains, pour la diffusion de leurs messages publicitaires et de parrainage, non seulement aux éditeurs de services de télévision (les chaînes de télévision), mais aussi « aux régisseurs de messages publicitaires et de parrainage ». 

Cet article a été repris sur le site Univers FreeBox

Advertisement
Maxime Raby

Advertisement

Articles récents

Le saviez-vous : abonnés Freebox Ultra, il vous faut ces équipements pour bénéficier des 8 Gbit/s symétriques

La Freebox Ultra promet des débits très élevés, mais encore faut-il disposer de l’équipement adapté…

9 février 2026

Êtes-vous couverts par la 3G, 4G et 5G de Free ? L’opérateur vient à nouveau de mettre à jour sa carte officielle de couverture mobile

Une deuxième mise à jour pour la carte de couverture mobile de l'opérateur, avec cette…

9 février 2026

Déploiement de la fibre : un opérateur rappelé à l’ordre par la justice devra retirer ses câbles installés illégalement

Dans le Tarn, la cour d’appel de Toulouse a ordonné le retrait d’une installation de…

9 février 2026

La Commission Européenne s’attaque à la sécurité des câbles transportant internet à travers le globe

Face à des risques croissants, la Commission européenne déploie une nouvelle boîte à outils visant…

9 février 2026

Free Mobile garde le cap pour déployer la 5G et continue la modernisation de sa 4G

Free Mobile poursuit son déploiement de réseau mobile, dans un mois sans coup d'éclat pour…

9 février 2026

Plusieurs fonctionnalités premium de Disney+ disparaissent en plein conflit autour de brevets, la plateforme avance des “difficultés techniques”

Disney+ supprime Dolby Vision, HDR10+ et la 3D sur fond de litige autour de brevets.…

9 février 2026
Advertisement