Rome a lancé une procédure visant à vérifier si Telecom Italia a respecté les règles dans le cadre de sa prise de contrôle par le groupe de Vincent Bolloré. Une des conséquences possibles : le recours à un droit de veto.
Cette enquête fait suite à une main mise de plus en plus manifeste de Vivendi sur la direction de l’opérateur alors que Bruxelles a donné son feu vert le 30 mai dernier. En effet, actionnaire principal de Telecom Italia (23,9%), Vivendi a obtenu les deux tiers des sièges de son conseil administration le 4 mai dernier avant d’asseoir davantage son contrôle sur l’opérateur italien la semaine dernière avec la démission de son directeur-général Flavio Cattaneo, remplacé sans attendre par Amos Genish, chef de la convergence chez Vivendi et par Arnaud de Puyfontaine président du directoire de Vivendi, président exécutif de Telecom Italia et officiant désormais temporairement en tant que administrateur délégué général.
"Dans les secteurs stratégiques (y compris les télécommunications), les sociétés ont des obligations de communication. Le ministère du Développement économique a demandé à l’autorité en charge auprès de la présidence du Conseil de lancer une procédure pour comprendre quelles règles Tim devait respecter, si ces règles ont été respectées, et s’il y a des conséquences à en tirer", a expliqué à l’AFP une source ministérielle.
Une des conséquences évoquées, « la possibilité pour le gouvernement d’avoir recours à un droit de veto, même sans être actionnaire du groupe », informe une note sur le site du ministère des Finances.
Source : AFP
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