Après les impôts, le piratage d’un autre service public français revendiqué, des millions de personnes touchées ?
Le groupe cybercriminel ZeroBytes affirme avoir piraté Zéro Logement Vacant, une plateforme publique utilisée par les collectivités. Des données personnelles de millions de propriétaires pourraient avoir été dérobées.
Le groupe cybercriminel ZeroBytes revendique une nouvelle attaque contre un service public français. Après avoir ciblé notamment le site des impôts et l’Éducation nationale, les pirates affirment cette fois avoir compromis Zéro Logement Vacant, une plateforme utilisée par les collectivités pour identifier les logements inoccupés.
Selon un document présenté comme un extrait des données dérobées, les informations de millions de propriétaires seraient concernées : noms, adresses postales, adresses e-mail, numéros de téléphone et dates de naissance.
Une attaque qui n’est pas confirmée
Pour l’heure, les autorités n’ont pas confirmé la réalité ni l’ampleur de cette nouvelle fuite. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a toutefois reconnu l’existence de failles dans l’administration française, en utilisant une image particulièrement parlante : « la clé a été mise sous le paillasson ».
Cette nouvelle revendication intervient après plusieurs attaques visant des services publics ces dernières semaines. ZeroBytes affirme d’ailleurs avoir encore d’autres données en sa possession. Interrogé sur d’éventuelles nouvelles fuites, un membre du groupe assure : « Alors oui, j’en ai encore sous le coude. »
Si la fuite est confirmée, les informations dérobées pourraient notamment être utilisées dans des campagnes de phishing et d’escroquerie. Les propriétaires concernés pourraient ainsi recevoir de faux e-mails ou appels se faisant passer pour l’administration, notamment autour de la taxe foncière ou d’autres démarches liées à leur logement.
Pour Benoît Grunemwald, expert en cybersécurité, les administrations doivent désormais faire face à des attaques plus nombreuses et sophistiquées, notamment avec l’aide de l’intelligence artificielle. Il estime qu’il est impossible de « fixer, réparer l’intégralité, surprotéger l’intégralité des systèmes d’information de l’État » instantanément, compte tenu de leur complexité.
La revendication de ZeroBytes reste donc à prendre avec précaution tant que les autorités n’ont pas confirmé l’intrusion et la nature exacte des données potentiellement compromises.
Source : France Info