Ligue 1+ veut encore élargir sa distribution et discuterait avec Canal+, Netflix et d’autres
Pour sa deuxième saison, Ligue 1+ entend poursuivre sa stratégie d’« hyperdistribution » afin de gagner de nouveaux abonnés. La plateforme, déjà disponible chez de nombreux acteurs, pourrait notamment arriver chez Canal+, avec lequel des discussions sont en cours.
À la veille de la reprise de la Ligue 1, Ligue 1+ a réuni mercredi une partie de ses partenaires pour présenter les nouveautés de sa deuxième saison. DAZN, Samsung, Bouygues Telecom ou encore Molotov font notamment partie des acteurs qui accompagnent la plateforme.
Pour Olivier Bramly, directeur général de LFP Media depuis le 1er juillet, cette large distribution constitue l’un des principaux leviers pour développer Ligue 1+. La plateforme comptait environ 1,1 million d’abonnés et cherche désormais à poursuivre sa progression.
Canal+ dans le viseur
Depuis son lancement, Ligue 1+ a fait le choix d’être distribuée par un maximum d’acteurs. Les quatre grands opérateurs télécoms, DAZN, Molotov, L’Équipe ou encore différents distributeurs permettent ainsi d’accéder au service. Mais un acteur majeur manque encore à l’appel : Canal+.
Interrogé sur une éventuelle arrivée de la plateforme dans les offres du groupe, Olivier Bramly indique être « en conversation avec l’ensemble du marché ». Canal+, mais aussi Netflix ou Paramount+, feraient partie des acteurs avec lesquels Ligue 1+ échange. Le dirigeant laisse d’ailleurs la porte ouverte à une arrivée du football français sur Canal+ : « Tout est possible dans la vie ».
Une telle distribution permettrait à Ligue 1+ de toucher davantage de clients, même si son impact réel sur le nombre d’abonnés supplémentaires reste difficile à mesurer compte tenu de la présence déjà très large de la plateforme.
L’enjeu est particulièrement important pour le football français. Cette saison, Ligue 1+ récupère l’intégralité des matchs du championnat, mais perd dans le même temps les 78,5 millions d’euros annuels versés par beIN Sports pour la diffusion d’une rencontre par journée. Même avec 200 000 abonnés supplémentaires payant directement le tarif de 25 euros par mois, les revenus additionnels seraient d’environ 60 millions d’euros sur une année, soit moins que la contribution auparavant apportée par beIN Sports. La plateforme mise donc sur une progression de son audience et sur de nouveaux contenus pour compenser cette différence.
Plus de contenus et de nouvelles technologies
Pour cette deuxième saison, Ligue 1+ met notamment en avant sept heures de direct supplémentaires chaque semaine, de nouveaux consultants et l’arrivée de la Ligue 3. La plateforme veut également enrichir sa production avec de nouvelles technologies : drones de seulement 60 grammes, micros placés sur les arbitres ou encore amélioration de la lutte contre le piratage. À plus long terme, l’objectif affiché par l’ancien directeur général de LFP Media, Nicolas de Tavernost, était d’atteindre 2,2 millions d’abonnés en 2029. Un objectif ambitieux alors que le modèle de diffusion pourrait encore évoluer. À la fin de la saison, la Ligue pourrait en effet envisager de remettre l’exclusivité des droits entre les mains d’un seul diffuseur. Mais pour Olivier Bramly, il ne s’agit pour l’instant que d’une hypothèse : « rien n’est décidé ».
Source : Les Echos