Un jeune homme de 18 ans a été placé en détention provisoire après avoir été mis en examen dans le cadre de l’enquête sur les cyberattaques revendiquées par le groupe ZeroBytes. Un second suspect, mineur, a également été interpellé.
L’enquête sur la série de cyberattaques visant plusieurs organismes français cet été connaît un premier tournant. Selon le parquet de Paris, un premier suspect, né en janvier 2008 et domicilié en région parisienne, a été interpellé le 18 août, avant d’être mis en examen le 20 août et placé en détention provisoire.
Âgé de 18 ans, il est soupçonné de faire partie du groupe ZeroBytes et d’avoir participé aux attaques visant notamment la Direction générale des finances publiques (DGFiP). Il est poursuivi pour plusieurs infractions, dont l’accès et le maintien frauduleux dans un système informatique à caractère personnel en bande organisée et la participation à une association de malfaiteurs. Il encourt notamment jusqu’à 300 000 euros d’amende.
Le suspect n’en serait par ailleurs pas à ses premières affaires. Il avait déjà été mis en examen en juin 2024 et janvier 2025 pour deux cyberattaques commises alors qu’il était encore mineur.
Un second suspect, âgé de moins de 16 ans, a été placé en garde à vue le 26 août. Il a depuis été libéré, dans l’attente de l’exploitation du matériel informatique saisi par les enquêteurs. L’enquête avait été ouverte le 31 juillet par la section cybercriminalité du parquet de Paris et confiée à l’Office anticybercriminalité (Ofac). Elle porte sur une série d’attaques revendiquées par ZeroBytes contre des organismes publics et privés.
Le groupe avait notamment revendiqué le vol de données de la DGFiP. L’administration fiscale a reconnu deux intrusions, concernant au moins 678 000 particuliers et professionnels ainsi qu’environ 200 000 comptes présents dans ses fichiers cadastraux. Les informations compromises comprennent notamment les noms, revenus fiscaux de référence, quotients familiaux et taux de prélèvement à la source.
ZeroBytes avait également revendiqué une attaque contre l’Éducation nationale, ayant conduit à une coupure préventive des services informatiques dans trois académies, ainsi que le piratage de 149 millions de fichiers issus de Zéro Logement Vacant. Selon le parquet de Paris, le groupe aurait aussi ciblé France Travail, la Fédération française de handball, Intermarché, SFR ou encore Bureau Vallée. L’enquête doit désormais déterminer précisément le rôle des deux suspects et leur éventuelle implication dans l’ensemble de ces attaques.
Source : Le Parisien
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