Advertisement
Categories : News

Hadopi : Free et L’AFA critiquent le projet de loi “Internet et Création” !

Advertisement



Cependant, l’AFA et Free, regrettent que le projet de loi "favorisant la diffusion et la protection de la création sur internet" contienne des dispositions qui pourraient remettre en cause l’équilibre trouvé par les Accords de l’Elysée.

Ceux-ci devaient permettre la mise en œuvre d’un dispositif incitant les internautes à ne pas télécharger illégalement des œuvres protégées, ainsi qu’à améliorer et promouvoir les offres légales. Force est de reconnaître, sept mois après la signature que le volet sur les offres légales est au point mort et que le dispositif aujourd’hui proposé pour lutter contre le téléchargement illégal va au delà des engagements des parties sur plusieurs points, en pénalisant à l’excès les internautes et leurs fournisseurs.

L’AFA et Free appellent le Gouvernement et les parlementaires à revenir à cet équilibre lors des futurs débats au Sénat et à l’Assemblée Nationale.

Les principaux problèmes portent sur les points suivants :

  • La mise en œuvre de nouveaux pouvoirs pour le juge judiciaire permettraient de prendre, y compris en référé : « toute mesure de suspension ou de filtrage des contenus portant atteinte à un droit d’auteur ou un droit voisin, ainsi que toute mesure de restriction de l’accès à ces contenus, à l’encontre de toute personne en situation de contribuer à y remédier ou de contribuer à éviter son renouvellement ».

L’application de ce texte permet donc d’imposer aux fournisseurs d’accès internet la mise en œuvre de mesures de filtrage portant sur les contenus mais aussi sur le réseau (restriction d’accès), alors même que les accords de l’Elysée prévoient que soient menées d’ici fin 2009 des expérimentations de filtrage, et soumettent une possible extension à trois conditions essentielles : succès de l’expérimentation, faisabilité technique de sa généralisation et cela dans des conditions financières réalistes. Aujourd’hui, rien ne prouve que ces techniques soient efficaces. Il est prématuré et contraire aux Accords de donner au juge de façon explicite un tel outil.

  • La gradation des mesures avec des étapes successives (avertissement, lettre recommandée, sanction) doit être la règle et non soumise à la bonne volonté de l’instance administrative créée par la loi, qui n’est pas obligée de respecter toutes ces différentes étapes pour prendre des sanctions.
  • L’absence de recours de la part des titulaires de l’accès recevant des messages d’avertissement par voie électronique est très dommageable, au regard du respect des droits de la défense (que se passe-t-il en cas d’erreur de transmission ? d’erreur dans la saisine initiale par les organismes de défense et représentation des ayants droits ?). Le recours n’est possible qu’en cas de suspension, et n’est pas lui-même… suspensif. Aucun dispositif d’accueil des internautes « avertis » n’est par ailleurs prévu pour répondre à leurs questions, demandes ou contestations.
  • La mise en place du dispositif de suspension des « services de communication électronique » ne correspondant à aucun processus existant : le développement spécifique nécessaire prendra du temps. Il est indispensable qu’une certaine souplesse soit introduite quant à son contour précis pour tenir compte des contraintes techniques : que se passe-t-il si la suspension de l’internet entraîne aussi suspension d’un autre service (téléphone, TV) ? La suspension de l’accès internet doit-elle concerner tous les services de communications publiques en ligne, ou peut-on en préserver certains chaque jour plus essentiels : mails, accès aux services publics en ligne.
  • Le projet de loi reste muet quant à la prise en charge financière des frais supportés par les opérateurs, alors que les sanctions financières appliquées aux fournisseurs d’accès pour chaque manquement à leurs obligations sont très élevées (jusqu’à 5000 euros par acte).

Enfin, la signature des accords de l’Elysée par les fournisseurs d’accès supposait en échange que les internautes aient accès à des offres légales compétitives, les dissuadant de pirater. Or, les négociations avec les ayants droits, tant sur la chronologie des médias que sur l’ouverture des catalogues, restent suspendues à l’adoption de la loi et le temps passe sans que rien n’évolue.

Dans ce contexte, et au moment même où par ailleurs se profilent de nouvelles taxes, concernant l’audiovisuel public ou la création audiovisuelle supportées par les mobiles et l’Internet, les fournisseurs d’accès tirent la sonnette d’alarme : en multipliant les charges, les pouvoirs publics prennent le risque d’affaiblir la capacité des acteurs de ce secteur à investir dans des projets d’équipements numériques essentiels qui rendront la France innovante et compétitive. Ils prennent aussi la responsabilité de favoriser dans le même temps l’augmentation des prix.

Après les critiques de la CNIL, de l’ARCEP, des associations de consommateurs, du parlement européen, la pétition de SVM – Univers Freebox est signataire – c’est au tour de l’AFA et de Free de monter au créneau pour défendre les intérêts et les droits des internautes.

Sachez que l’AFA regroupe AOL France, Bouygues Telecom, DartyBox, Télécom Italia, Kewego, Microsoft France, MySpace France, Neuf cegetel, Numericable, Orange, SFR et Google France ! Free est aussi de la partie !

Ils ne sont pas beaux nos "alliés" 😉

Cet article a été repris sur le site Univers FreeBox

Advertisement
fouzi

Advertisement

Articles récents

Un accordéon fait sécher les Grosses Têtes et gagner 400 euros aux auditeurs

Dans "Les Grosses Têtes" sur RTL, jeudi 24 septembre, Laurent Ruquier a demandé à ses…

25 septembre 2026

Free n°1 sur la couverture de la population en 4G et 5G, Bouygues Telecom et SFR dominent sur le territoire, Orange en retrait

Le nouveau baromètre nPerf de la couverture mobile en France livre des résultats parfois surprenants.…

25 septembre 2026

À 102 ans, elle va devoir abandonner son fidèle téléphone à clapet à cause de la fin de la 2G

À 102 ans, Denise Richon va devoir se séparer de son fidèle téléphone à clapet.…

25 septembre 2026

Disney+ Premium : Que Choisir attaque la plateforme après la suppression de plusieurs fonctionnalités et réclame une baisse des prix

Que Choisir met Disney+ en demeure après la suppression de plusieurs technologies d’amélioration de l’image…

25 septembre 2026

France.tv met en ligne Sœurs avec Lola Dewaere avant sa diffusion sur France 2

Les quatre épisodes de "Sœurs" sont disponibles sur france.tv depuis ce vendredi 25 septembre. Dans…

25 septembre 2026

SFR : des milliers de salariés en grève réclament davantage de garanties

Près d’un millier de salariés se sont rassemblés jeudi devant le siège d’Altice France à…

25 septembre 2026
Advertisement