Freezone S'inscrire

Arcep : comment passer à « une mutualisation effective des réseaux FTTH » ?

 

La position particulière d’Orange sur le segment d’accès à la boucle locale d’optique, le co-financement et la mutualisation des réseaux FTTH, l’Autorité de régulation des télécoms donne des pistes de lecture dans ses projets d’analyse des marchés du haut et du très haut débit fixe, afin de redéfinir les règles encadrant ces marchés sur la période 2017-2020.

 

En chiffres. Avancé en zones très denses, Le co-financement du réseau FTTH (fibre jusqu’à l’abonné) concerne la quasi-intégralité des locaux éligibles (99,8 % ). Cela signifie que, dans ces zones, les principaux opérateurs FTTH ont engagé des investissements croisés pour bénéficier de droits d’accès sur chaque réseau d’opérateur d’immeuble. En zones moins denses, le cofinancement lui a fortement progressé depuis 2014 (21%) puisqu’il atteint, au 30 septembre 2016, 72 % des locaux de la zone.

 

Selon l’Arcep, afin de passer d’une situation de co-financement à une situation effective de mutualisation, « il est nécessaire que les opérateurs ayant cofinancé la partie terminale du réseau FttH raccordent les points de mutualisation avec leurs propres réseaux horizontaux dans les zones très denses ou, en règle générale, le NRO de l’opérateur dans les zones moins denses. Cette opération peut s’avérer complexe en particulier dans les zones très denses où le point de mutualisation peut être situé en pied d’immeuble au sein de la propriété privée. En témoigne leur taux de mutualisation qui atteint 69 % du parc de locaux cofinancés contre 78 % des locaux cofinancés en zones moins denses, malgré l’antériorité des déploiements en zones très denses. »

 

Au total la mutualisation des réseaux FttH atteint 72 % du parc de locaux cofinancés et 64 % du parc de locaux éligibles au FttH. Cela signifie qu’au 30 septembre 2016, « dans 4,5 millions de locaux, au moins deux opérateurs étaient en mesure de commercialiser des offres FttH de détail via une offre d’accès passif au point de mutualisation. Parmi les locaux raccordables par plusieurs opérateurs, 46 % le sont par deux opérateurs, 31 % le sont par trois opérateurs et 22 % par quatre opérateurs ou plus. »

 

Orange : 6,4 millions de lignes couvertes au 30 septembre 2016 soit 92 % de l’ensemble des lignes éligibles au FTTH. 

 

« Orange ayant équipé une part importante des locaux éligibles au FTTH et ayant raccordé une grande partie du parc construit ou exploité par les opérateurs tiers (notamment SFR Group, Free, THD Seine ou encore Axione), compte le parc de locaux éligibles aux offres FTTH le plus élevé et couvre 6,4 millions de lignes au 30 septembre 2016 soit 92 % de l’ensemble des lignes éligibles au FttH. », analyse l’Autorité qui poursuit en affirmant que « le second opérateur commercial le plus avancé peut quant à lui proposer ses offres sur 3,2 millions de lignes, soit 46 % de l’ensemble des lignes éligibles au FttH. Les autres opérateurs commerciaux peuvent proposer leurs offres FTTH sur moins de 2,5 millions de lignes soit 36 % des lignes éligibles. »

 

Pour L’arcep, l’écart entre Orange et les opérateurs alternatifs est significatif et s’explique « notamment parce que ceux-ci ont cofinancé une part du parc FttH installé par Orange plus importante que celle qu’ils ont effectivement raccordée à ce jour. Les déploiements à venir des autres opérateurs FttH vont les conduire à multiplier les demandes de raccordement aux réseaux FttH mutualisés et en premier lieu auprès d’Orange compte tenu de l’étendue de son parc de locaux. »

 

« l’accroissement trimestriel du nombre d’abonnés FttH Orange est en moyenne trois fois supérieur à celui de l’ensemble de ses concurrents réunis »

 

Il ressort enfin de l’analyse quantitative menée sur le segment FttH que « le rythme des déploiements et des adductions d’Orange lui permet d’être performant, en aval, sur le marché de détail. Sa part de marché, au 30 septembre 2016, est de 66 % sur le réseau FttH (en nombre d’abonnements), et depuis deux ans l’accroissement trimestriel du nombre d’abonnés FttH Orange est en moyenne trois fois supérieur à celui de l’ensemble de ses concurrents réunis, pour une part de marché en flux comprise entre 70 % et 75 % ».

Publié le 15 février 2017 à 10h20 par Maxime Raby
Partager sur Google + Partager sur Twitter Partager sur Facebook Alertes mail Partager
COMMENTAIRES DES LECTEURS (26)
Afficher les 20 premiers commentaires...
Posté le 15 février 2017 à 19h24
Normand BZH a écrit
alexf a écrit prométhé a écrit Et voilà, Orange est en train de se faire un nouveau monopole. Ce qu'il fallait faire c'est donner la maitrise du réseau, à l'état et faire cracher les opérateurs au bassinet. Autrement dit, séparer réseau et opérateurs. Mais comme d'habitude, les intérêts particuliers ont primé.   Y-a-t-il un pays dans le monde où c'est fait de cette manière ? Bonsoir alexf Le propos n'est pas savoir si c'est fait ainsi ailleurs ou pas, et où, mais de débattre de comment défendre nos intérêts.

De biens des domaines il y a bon exemples à prendre à l'étranger. Il aurait été intéressant de voir si cette solution avait fonctionnée dans un pays qui aurait suivie cette voie.

Posté le 15 février 2017 à 21h22

 https://www.degroupnews.com/international/classement-mondial-des-debits-france
La connexion moyenne en France est de 8.9Mbt/s. Avec le projet de monté en débit sur les zones MED, le dégroupage et les augmentations de débit sont de plus en plus fréquente.
La TV en HD chez Free ne consomme pas énormément de BP (5.5 en moyenne).
D'un point de vu QS, avec 6Mbts chez soit, ont a la TVHD mais plus rien pour les flux annexes.
Pour être a l'aise sur les usages je dirais qu'a 8Mbts sont suffisant. Aller 10 pour ceux souhaitant faire du stream HD en parallèle :D

Aller encore un peu de lecture pour le nombre de personne éligible:
http://www.arcep.fr/index.php?id=12612

Posté le 15 février 2017 à 21h25

arf j'ai publié sur le mauvais article... boulet


ABP
Envoyer message
 
262 points
Posté le 15 février 2017 à 22h35
alexf a écrit
Normand BZH a écrit alexf a écrit prométhé a écrit Et voilà, Orange est en train de se faire un nouveau monopole. Ce qu'il fallait faire c'est donner la maitrise du réseau, à l'état et faire cracher les opérateurs au bassinet. Autrement dit, séparer réseau et opérateurs. Mais comme d'habitude, les intérêts particuliers ont primé.   Y-a-t-il un pays dans le monde où c'est fait de cette manière ? Bonsoir alexf Le propos n'est pas savoir si c'est fait ainsi ailleurs ou pas, et où, mais de débattre de comment défendre nos intérêts. De biens des domaines il y a bon exemples à prendre à l'étranger. Il aurait été intéressant de voir si cette solution avait fonctionnée dans un pays qui aurait suivie cette voie.

Pas sûr que l'État aurait bien géré les investissements. Il a bien su déployer le téléphone par le passé mais de nos jours, les hauts-fonctionnaires et les politiques, qui ne pensent qu'à leurs intérêts (c'était pareille avant mais comme il y avait plus de contestation, ils ne pouvaient pas se permettre la même chose sans risquer de perdre leur position), sont très doués pour gérer les choses de façon désastreuse dans le seul but d'enrichir une minorité, souvent avec les impôts du plus grand nombre (Fillon n'est qu'un exemple parmi tant d'autres, les marchés publics truqués ont couté bien plus cher que sa famille).

Une solution plus efficace, mais que l'État ne mettra jamais en place, serait de contraindre les opérateurs à la mutualisation. Un réseau unique, exploité par le privé (un consortium d'opérateurs) mais sous le contrôle de l'État qui forcerait les opérateurs à partager le réseau dans des conditions équitables, et non-pas un qui l'a à prix coutant en profitant d'un monopôle racheté à l'état et qui le loue une fortune aux autres, comme le réseau cuivre. Ça vaut aussi pour le mobile d'ailleurs.

Premium

Normand BZH
Envoyer message
 
487 points
Posté le 15 février 2017 à 23h40
alexf a écrit
Normand BZH a écrit alexf a écrit prométhé a écrit Et voilà, Orange est en train de se faire un nouveau monopole. Ce qu'il fallait faire c'est donner la maitrise du réseau, à l'état et faire cracher les opérateurs au bassinet. Autrement dit, séparer réseau et opérateurs. Mais comme d'habitude, les intérêts particuliers ont primé.   Y-a-t-il un pays dans le monde où c'est fait de cette manière ? Bonsoir alexf Le propos n'est pas savoir si c'est fait ainsi ailleurs ou pas, et où, mais de débattre de comment défendre nos intérêts.
De biens des domaines il y a bon exemples à prendre à l'étranger. Il aurait été intéressant de voir si cette solution avait fonctionnée dans un pays qui aurait suivie cette voie.

Alors je vais plus loin dans ma réponse, dans toutes les villes les égouts sont financés par les collectivités locales, les circuits de distribution de l'eau également, même si je généralise un tout petit peu, mais vraiment un tout petit peu.

Pourquoi les fourreaux ne seraient pas la propriété de ces mêmes collectivités locales, et louée aux différents FAI qui veulent y faire passer de la fibre, des lignes téléphoniques et la distribution électrique, comme c'est de plus en plus le cas concernant les lignes téléphoniques et l'énergie électrique.

Par chez moi les fourreaux sous terrain de distribution appartiennent à la communauté urbaine, c'est elle qui en a la maitrise, les plans, et qui donne les autorisations.

Voila à quoi je pense quand j'écris défendre nos intérêts collectifs.

Premium

Normand BZH
Envoyer message
 
487 points
Posté le 16 février 2017 à 00h04
ABP a écrit
Pas sûr que l'État aurait bien géré les investissements. Il a bien su déployer le téléphone par le passé mais de nos jours, les hauts-fonctionnaires et les politiques, qui ne pensent qu'à leurs intérêts (c'était pareille avant mais comme il y avait plus de contestation, ils ne pouvaient pas se permettre la même chose sans risquer de perdre leur position), sont très doués pour gérer les choses de façon désastreuse dans le seul but d'enrichir une minorité, souvent avec les impôts du plus grand nombre (Fillon n'est qu'un exemple parmi tant d'autres, les marchés publics truqués ont couté bien plus cher que sa famille).
Une solution plus efficace, mais que l'État ne mettra jamais en place, serait de contraindre les opérateurs à la mutualisation. Un réseau unique, exploité par le privé (un consortium d'opérateurs) mais sous le contrôle de l'État qui forcerait les opérateurs à partager le réseau dans des conditions équitables, et non-pas un qui l'a à prix coutant en profitant d'un monopôle racheté à l'état et qui le loue une fortune aux autres, comme le réseau cuivre. Ça vaut aussi pour le mobile d'ailleurs.

Ça aurait non seulement un avantage économique, mais également écologique par moins de consommation d'énergie, par moins de rayonnement surtout dans le mobile, donc des bénéfices sur la santé publique, ......

Ce ne sont que quelques exemples de bénéfices dans nos intérêts collectifs.

RUBRIQUE COMMENTAIRE
Bonjour , avant de poster, veuillez vous assurer d'avoir pris connaissance des règles.

X

Quatre consignes avant de réagir :

  • Rester dans le cadre de l'article. Pour des discussions plus générales, vous pouvez utiliser nos forums.
  • Développer son argumentation. Les messages dont le seul but est de mettre de l'huile sur le feu seront modifiés ou effacés sans préavis par la rédaction.
  • Respecter les acteurs de l'informatique et les autres lecteurs. Les messages agressifs, vulgaires, haineux, etc. seront modifiés ou effacés sans préavis par la rédaction.
  • Pour toute remarque concernant une faute dans l'article, merci de nous contacter exclusivement par le formulaire "signaler une erreur" lors de la sélection du texte de l'article (les commentaires portants sur ce sujet seront systématiquement supprimés).

Vous devez créer un compte Freezone et être connecté afin de pouvoir poster un commentaire.

DANS VOS REGIONS
Suite à l'annonce de Xavier Niel, selon vous, la Freebox V7 sera lancée :